Le rapport mondial sur le paludisme 2021 estime que le nombre de cas cliniques en 2020 était de 241 millions et le nombre de décès de 627.000, soit une augmentation de 69.000 par rapport à 2019, un rappel opportun pour maintenir un bon contrôle du paludisme et introduire de nouvelles stratégies d'élimination.
En 2012, pour réduire davantage la transmission du paludisme et éventuellement parvenir à son élimination, l'OMS a recommandé d'ajouter la primaquine à faible dose unique (SLDPQ) aux traitements à base d'artémisinine (ACT) dans les zones à faible transmission et, plus récemment, dans les zones où la résistance à l'artémisinine est en train d'émerger. La SLDPQ tue les gamétocytes matures, bloquant la transmission entre les humains et les moustiques, et devrait permettre de réduire le fardeau du paludisme si elle est déployée à grande échelle. Le manque de formulations de primaquine adaptées aux enfants et les inquiétudes persistantes concernant l'hémolyse aiguë liée à la primaquine chez les patients présentant un déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase aggravent la faible utilisation de la SLDPQ.